B ii e n v e n u e

Genres : Action, aventure, amour, humour, thriller... (si avec ça vous ne trouvez pas ce qui vous plait... je ne peux rien pour vous)

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Note : Cette fiction s'inscrit dans une saga qui risque de vous surprendre, ceux qui ont aimé le tome 1 n'ont pas forcément adhéré aux suivants, et inversement les fans des derniers tomes ont du mal avec celui-là, d'où la réécriture.

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Chaque tome est plus sombre que le précédent, nous commençons par l'ιηησ¢єη¢є, mais je vous entrainerait ensuite sur la pente de la ∂έ¢нέαη¢є avant de vous faire connaitre l'єяяαη¢є, et enfin retourner à l'єssєη¢є même...





me contacter : (ninja)





- є פяσυρєє α sαפα -

lα leαɢυe d'elιjαн


- ! le ғorυм de lα ѕαɢα ! -

lα leαɢυe d'elιjαн, vαмpιre leɢeɴd






/ ! \ Ce livre va être entièrement réécrit /!\


( n'est pas assez proche de la suite de la saga)

# Posté le mardi 26 août 2008 14:49

Modifié le mardi 17 novembre 2009 11:12

Bienvenue sur ιηησ¢єη¢є

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"Ce n'est pas que j'ai peur de mourir, mais j'aimerais autant ne pas être la quand ça m'arrivera"
Woody Allen

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# Posté le jeudi 02 avril 2009 08:28

Modifié le mardi 17 novembre 2009 10:32

o1_ Prologue (début réécriture)

o1_ Prologue (début réécriture)
Les années lycée, une page trop vite tournée pour certains, un douloureux souvenir pour d'autres... Mais néanmoins une expérience de vie unique dans les dernières années d'insouciance de la scolarité. L'ennemi est encore et toujours le professeur, le surveillant est assimilé à un maton, et les amis comptent plus que tout durant ces trois dernières années. Il y a ceux sur qui on peut toujours compter pour un coup de pouce à un devoir, un cours séché, ou encore une mini-révolution dans une matière assommante, les camarades de classe, bien plus que de simples voisins de copie. Il y a ceux qu'on fait semblant d'aimer, mais qu'on ignore royalement une fois la cloche sonnée, ceux là sont principalement enfants de professeurs, ou pire, de directeur ! Et enfin, il y a les vrai amis, ceux qui parlent par regard ou sourires masqués, ceux qui, toujours en groupe, avancent comme un seul homme, soudés par un lien incompréhensible pour qui n'en fait pas partit, mais pourtant bien réel, et envié... Avoir un meilleur ami, c'est posséder une copie conforme de sois-même, de ses goûts, de son caractère, de son mode de vie d'ado décalé, et souvent même, de son esprit contradictoire de tête brulée. Avoir un meilleur ami... C'est en principe avoir à son côté quelqu'un dont on ne devrais jamais douter....

# Posté le mardi 26 août 2008 14:53

Modifié le mardi 17 novembre 2009 08:57

o2__Personne ne nous changeras > réécrit

o2__Personne ne nous changeras > réécrit
Personne ne nous changeras




Huit heure trente, un lundi matin comme les autres. Un de ceux où, à peine sortit du lit, on songe amèrement qu'on aurait du se coucher plus tôt. Tout le monde hais le lundi, et tout le monde hais le matin... Sauf si vous n'avez jamais été lycéen. Comme Sid, vous vous êtes levé à six heures trentes pétantes, avez descendu l'escalier dans le coma pour avaler un petit déjeuné fade et pâteux dont vous ne gardez aucun souvenir, puis, vous vous êtes lavé, mais pas trop, parce qu'il fait froid dans la salle de bain. Dans votre chambre, quelqu'un avait jeté vos vêtement au quatre coin de la pièce déjà dans un profond désordre. Quoi ? C'est vous ? Vous ne vous souvenez plus vous être couché de toute façon. Les jours sont trop courts pour tout ce que vous avez à faire, vous ratrapez sur la nuit, comme tout le monde. Non ?!
S'habiller, un ludin matin, relève de l'exploi, surtout quand on songe au charmant minois des professeurs qui vous attendent... Alors vous trainez, vous restez pendu à une blague vaseuse d'un animateur radio jusqu'au bout, tout ça pour l'oublier dans la seconde, et finalement, vous vous décidez à redescendre, prendre votre skate au garage, votre veste jetée au dos de la porte, et sortir dans le froid glacial de ces cruels matins d'hivert. Sur le troittoir, sans trop savoir pourquoi, vous vous arrêtez quelques secondes, la planche sous le bras, les yeux brouillés. Juste pour vous impreigner de ces drôles de matins d'hivert, juste pour... Coup d'oeil à votre montre, arriver en retard !!!
Jurons adressés au monde entiers, vous, comme Sid, passez la seconde. Il balance son skate sur la chaussée et bondit dessus avec la nonchalance d'un pro. Pour gagner du temps, il va de soit qu'il s'accroche au dos des voitures, brisant malencontreusement un essuie-glace à son sixième taxis... Reste à tracer avant de se faire choper... Comme d'habiture, un important bouchon encombre la rue du lycée St-Toinou-des-champs. Ça n'est pas vraiment un problème, pas pour un adolescent perché sur une planche de skate. Il alligna ses roues sur la ligne blanche continue et entreprit de raser les voitures de droite, juste pour effrayer les automobilistes. Pour ne pas faire de jaloux, il gratifiait également de doigts d'honneurs les occupants des voitures de gauche, immobilisés par le bouchon.
Sid mesurait un mètre soixante quinze, avait les yeux marrons très sombres, et des cheveux bruns ondulés lui descendant habituellement sur les épaules. Exception faite, actuellement ils étaient coiffés en une queue de cheval sous sa casquette. La ligne de ses sourcils lui donnait un air sérieux qui plaisait aux filles, mais sa désinvolture et sa facheuse tendance à "oublier ses copines" avient eut raison de lui : au lycée, règne la règle dangereuse de la "réputation". Ils étaient quelque uns dans ce cas... Dont Stracy et Tony, ses deux meilleurs amis, roulant quelques mètres derrières lui.
Soucieu de préserver leur réputation de "fauteurs de troubles" étiquetée par la mairie, Stracy s'amusait à foncer sur les voitures feignant de perdre le contrôle de son skate puis, au moment, quand les automobilistes, croyant la collision arrivée, se mettaient à hurler, il faisait pivoter sa planche a quatre-vingt dix degrés et zigzaguait vers une autre voiture, en arrachant quelques rétroviseurs au passage. C'était un garçon aux longs cheveux blonds qui lui avaient valus de nombreux surnoms, de "Barbie" à "Avril Lavigne" en passant par "Madona". Pourquoi Madona ? Il ne l'avait jamais su, mais ça faisait beaucoup rire Sid. Grand et déguingandé, Stracy avait un petit front bombé, qui amenait sa mère à dire de lui à qui voulait l'entendre, qu'il avait la "bosse des maths"... En réalité le skateur était en échec scolaire depuis la seconde et n'en touchait pas une en math... Mais on ne contredit pas sa maman. Ses minuscules yeux bleus lui donnaient un air un tantinet inquisiteur, quant à son petit nez droit et fin, il ajoutait définitivement une touche de féminitée à ses traits déjà ambigus. Ajoutez à celà une grande bouche pulpeuse qui laissait découvrir, lorsqu'il souriait, ses petites dents bien droites, et vous obtiendrez certes, un visage digne des plus grands psychopathes de série B, mais pourtant pas repoussant. Au final, seule sa displasie dégénérative de la hanche droite (eh oui... il était sortit en grand écart inversé ! ) le distinguait des autres garçons de son âge.
Tony, quand à lui, accroupit sur son skate pour accroître sa vitesse, un caillou dans chaque main, prenait bien soin de rouler sur la ligne blanche, à égale distance des deux rangées de voitures, pour en rayer un maximum. Tony était plutôt bien fait, c'est à dire mieux que Stracy ou encore Sid, mais pas autant qu'Alex Evan, le play-boy du lycée et pire ennemi à ce jour. Plutôt grand et musclé, Tony était "typé" de part les origines brésiliennes de sa mère, et entrait dans la catégorie des accessoires indispensables à toute fille qui se respecte. Ses cheveux blonds parsemés de mêches noires étaient frisés en boucles bien soignées, et la plupart du temps retenues par un bandeau. A chaque jour sa couleur ! Signe particulier, il ne supportait pas les chaussures et le plus souvent il arpentait les couloirs du bahut pieds nus. Aujourd'hui, les tongues "jamaica !" étaient de sortie, et il était à parier qu'il s'attirerait les foudres des surveillants.
Sid s'accroupit et attrapa le bord de sa planche : une vieille dame venait de tomber en travers de la route... et merde, souffla t'il, passablement agacé par ce petit inconvénient qui ralentissait sa course. La vie est une course, surtout à seize ans... Surtout quand un lundi matin, vous avez une demi-heure de retard au cour de philo ! Les trois garçons franchirent à tour de rôle la vieille dame recroquevillée sur le sol, et s'engouffrèrent dans la cour du lycée. Les plus belles années de leur vie étaient celles qu'ils vivaient à cent à l'heure, comme un fait exprès.



La demie à-peine entammée, un grand bruit résonna dans toute la cour, allant jusqu'à faire trembler les fenêtres. Cependant, personne ne s'en inquiéta, tout le monde, élèves comme professeurs, étaient au courant que la nouvelle lubie du jeune "terroriste", Samoussa Razé, était de déraciner le chêne centenaire de la cour, emblème du lycée. Ce symbole de puissance et d'impérialité scolaire révoltait l'élève le plus insociable de lycée.
Le surveillant principal, Mr Michalak, sortit en trombe de son bureau pour évaluer les dégats. Il ne vit pas grand chose, car c'est le moment que choisit Sid Angaragro, en retard comme à son habitude, pour débarquer dans le couloir sur sa planche, en prenant bien soin le renverser au passage. Le surveillant s'étala sur Maël, le garçon "émo", et ses étranges yeux bleus peinturlurés de noir lui lancèrent un regard assassin. Ces élèves... Pas encore neuf heure et déjà un trouble-fête à skate board et un pseudo-gothique sur les bras !
Déjà loin, Sid obliqua dans un couloir adjacent. Il en voulait tout particulièrement à Mr Michalak car il lui avait confisqué au long des années précédentes un nombre impressionant de skates et planches à repasser (Ne cherchez pas, un marginal de fait jamais les choses à moitié), le réglement interdisant tout sport de glisse dans l'établissement, y compris le ski... Sid poursuivit sa course dans le couloir;
-Hé salut Panda ! Lançat-il, appercevant Pandi Panda, l'élève japonaise. Elle portait aujourd'hui un uniforme digne des plus grandes écoles de Tokyo : de petits souliers noirs vernis, des chaussettes d'un blanc éclatant montant jusque sous le genou, une jupe écossaise antracite rayée vert foncé, et un chemisier blanc aux plis impeccables. Ses longs cheveux d'un noir de jai étaient maintenus en une queue de cheval haute, ce qui ne les empêchait pas de descendre à moins de dix centimètres du sol. Son visage calme et impassible se posa sur lui,
-MON NOM C'EST PANDI, CONNARD !!!! hurla t-elle lui envoyant son dictionnaire Japonnais/Français en plein visage. Sid l'évita de justesse en se décalant vers la gauche, mais son équilibre le trahit et il parti s'écraser contre le mur du couloir.
-J'adore la culture niponne... articula t-il face contre terre.

Jaillissant enfin dans la cour, le surveillant tomba nez à nez avec l'élève responsable du fracas, Samoussa, qui avait réeussi à faire sauter le tronc... L'arbre s'abattit comme au ralentit. Et comme une catastrophe n'arrive jamais seule, Janice, l'élève la plus stupide du lycée, fidèle à sa réputation, se trouvait précisemment sur le passage... le bruit fut horrible... On entendit le moindre de ses os craquer...
-Oh mon dieu !!! Ils ont tué Janice ! S'exclama Zazou, qui regardait par la fenêtre comme à chaque cour. Lara, toujours serviable et surtout en quête d'action, voulut voler au secour de Janice : Elle s'empara de la chaise de Zazou, envoyant sa camarade rouler au sol, et la balança au travers de la fenêtre.
-NOOOOOOOOON !!! s'écria de sa voix suraiguë Mr Urmel, le professeur d'histoire-géographie, que personne n'écoutait jamais de toute façon... Lara grimpa au rebord, sortit son grappin magnétique de sa poche arrière, et l'accrocha à... rien. L'objet se contenta de rebondir sur une grosse branche de l'arbre le plus proche encore debout avec un petit "POC ! ". Grisée par l'action, la mordue de jeu vidéo s'élança vaillamment, sure de son coup, reprenant à plein poumons la mélodie d'Indiana Jones :
-TADADA DAAA TADA DAAA... AAAAARGGHHH !!!!!!!! Lara s'écrasa lamentablement contre la fenêtre des toilettes du deuxième étage, délogeant un groupe de lolitas venues se remaquiller, ainsi que quelques anorexiques se débarassant de leur petit déjeuné.
La classe s'était rassemblée à la fenêtre pour assister au magnifique sauvetage foiré de Lara. Pendant ce temps, Mr Urmel continuait son cour sur "la reproduction des loutres en milieu aquatique après la guerre d'Indochine", décidant de feindre une cécité passagère, comme à chaque problème d'ordre social se présentant à lui.
-Oh mon dieu ! Ils ont tué Lara ! Souffla Zazou d'une voix rauque, penchée à la fenêtre.

# Posté le mardi 26 août 2008 15:03

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 08:40

o3__Désordre, nous ? > réécrit

o3__Désordre, nous ? > réécrit
Désordre, nous ?



Alex Evan écoutait distraitement son ami, Danny Bond lui parler du soit-disant effet aphrodisiaque des tomates. Il avait faim. Tout deux se dirigeaient vers la file d'attente du self et commencèrent à la remonter l'air de rien. C'était la règle, on vous collait l'étiquette "trop canon" et vous pouviez doubler le plus naturellement du monde ceux patientant depuis déjà plusieurs minutes, avec en prime, les sourires ravis de la gente féminine. Certains disent que le lycée c'est la jungle, pas pour Alex. Sans compter que Danny mesurait près d'un mètre quatre-vingt-dix pour quatre-vingt kilos de muscles, forcément, ça aidait à maintenir le calme de certains mécontents. Dan attrapa un plateau et lui en tendit un autre, Alex sourit intérieurement, c'était le genre d'attentions qu'affectionnait Danny, tout comme lui ouvrir les portes par exemple, et qui auraient pu les faire passer pour gays, si Alex n'adressait pas de furieuses représailles aux auteurs de ces accusations. En particulier Sid Angaragro et sa bande de travelots à roulettes.
Hors-d'oeuvres, Danny : tomates, comme d'hab', pensa Alex, amusé par la passion que son ami vouait à ces fruits, légumes ? Bah ! Il ne savait jamais, hors de question de relancer Dan là dessus, ils en avaient pour une heure de débat sinon... Ils se servirent en pain, couverts, desserts, ordre très logique de la rampe, mais le regard mauvais des cantinières n'était pas favorables aux remises en cause de leur organisation. De toute façon, le personnel de restauration était comme des automates derrière des vitrines, ils voyaient des centaines et des centaines d'élèves passer, et les élèves eux, ne les voyaient pas. Danny, le précédant, refusa de prendre le plat que lui proposait le chef cuistot, bloquant du même temps Alex en face des desserts et du blog réfrigérant poussé à fond : FROIIID !!!
-Je veux un plat à la tomate, déclara Dan. Alex se mordit la lèvre, c'était à prévoir, le chef explosa :
-ENCORE ! MAIS C'EST PAS POSSIB' ! TOUJOURS DES TOMATES ! T'AURAS RIEN D'AUTRE QUE DES BROCCOLIS AUJOURD'HUI !!!
-Oh ? Sérieux ? Interrogea Danny, avec un petit air narquois qui fit reculer Alex et ceux derrière lui un peu plus dans les desserts...
-Wéééééé ! Assura le cuistot en posant fermement le plat de broccos sur le plateau de Dan, qui le regardait droit dans les yeux, défis lancé... Broccolis dans ta gueule, se dit Alex. Tout se passa très vite, Danny balança son assiette façon frisbee en direction de la gorge du cuisinier, lequel plongea à terre. Le dessert et l'hors-d'oeuvre suivirent, volant dans la foule d'élèves attablés, en vérité plus pour créer une gigantesque émeute que par souci de diversion. Dan pivota alors sur lui-même, juste à temps pour envoyer son plateau au visage du pion de service qui accourait. Ensuite, il le lui fracassât sur la tête, sécurité oblige, alors qu'il se relevait. Alex éclata de rire à deux doigts de tomber dans les desserts, ceux derrière riaient beaucoup moins. Danny prit appui sur la rampe, balança ses pieds par dessus, et atteignit le chef cuisinier émergeant de derrière ses bacs à brocolis. Le pogo de cuisinières fuyant l'élève "agitateur" venant de plonger façon catch sur leur collègue, acheva de soulever les élèves. Côté tables, c'était marée verte ! Des assiettes de broccolis volaient dans tous les sens, et Alex riait aux larmes,
-Encore une bonne journée ! Pouffa t'il. Et dire que ce n'était que le début de l'année...


Jùan releva la tête tel un lapin apeuré sentant le chasseur. Il avait entendu comme un bruit... peut-être avait-il rêvé ? Carlos ronflait paisiblement a ses cotés, emmitouflé dans un poncho aux motifs colorés. Mais avec le temps, il s'était habitué aux ronflements de son ami. Les deux mexicains se trouvaient dans le clocher décoratif, perché sur les toits du lycée St Toinou. Nouveau cliquetis... cette fois il en était sûr ! Il se leva et alla secouer Carlos :
-Muchacho... MUCHACHO !
-Qué pasa ? grogna t'il,
-Levantate, he oido...CLACK ! une clé tourna dans la serrure. Carlos venait de sauter sur ses pieds quand la porte s'ouvrit à toute volée :
-HALTE ! hurla U-Bag, l'ex taulard devenu pion à sa libération.
-Aliba liba liba ! cria Jùan, enjambant le rebord du petit clocher à la suite de Carlos qui gambadait déjà sur l'arrête du toit.
-Enfoirés ! attends un peu toi ! grogna U-Bag qui s'élança à leur poursuite sur le couloir de la mort que formait cet amas d'ardoises vermoulues et de charpentes pourries par les années.
-Rouaiyaaaa ! s'exclama Carlos heureux de cette course-poursuite matinale trentes mètres au dessus du sol. Jùan l'avait rejoint. Les deux clandestins du bahut courraient comme des malades, sombreros au vent : ils n'avaient rien à perdre. U-Bag lui, n'avait en revanche pas fait cinq années de prison pour mourir à la chasse aux "Mexicos". Ils sautèrent sur le toit du bâtiment en contre-bas de celui sur lequel ils se trouvaient et disparurent de son champ de vision. Quand il arriva à l'endroit d'où ils avaient sautés, U-Bag constata avec surprise que le toit était désert.
-Saloperies de Speedy Gônzales ! crachât t-il furieux. Il laissa son regard scruter les toits alentours un moment. Un craquement sourd lui fit baisser les yeux : un vaste trou béant interrompait les lignes régulières d'ardoises. Les charpentes avaient cédées, on les distinguait au milieu du nuage de poussière qui s'élevait maintenant du goufre. Elles étaient pareilles à des allumettes brisées. Ils étaient passés à travers le toit !
-Non de dieu ! Et merde... Euh... les gars ? interrogea le pion qui commençait sérieusement à s'en vouloir.
-Sî señor ?! perça la voix étouffée de Jùan.
-iiiiiiiiiiiiaaaaaaahhhh ! renchérit Carlos.
-Sales petits cons ! vous auriez mieux fait de mourir sur le coup : J'VAIS VOUS ACHEVER !!! hurla U-Bag. Carlos et Jùan avaient atteri dans le grenier, au milieu de vieux pupitres datant de Napoléon, et de tout un tas de trucs qui n'avaient rien à faire dans un bahut. Les deux garçons échangèrent un regard perplexe en découvrant qu'ils étaient tombés à proximité de ce qui ressemblait à une chaise électrique...
Ils entendirent U-Bag jurer tandis qu'il s'affalait sur le toit glissant, et décidèrent de trouver une sortie, avant de se retrouver nez à nez avec un fusil à pompe. Ils se relevèrent et cherchèrent un moyen d'escalader la montagne de bric à brac entreposée là. Carlos commença une périlleuse ascension, Jùan moins aventurié, préférait se frayer un chemin par dessous.
-hay una puerta, pero... (il y a une pore mais..., ndla) Jùan s'extirpa péniblement d'une colone portant un buste du général Pétain, et qui devait sûrement dater du régime de Vichy. Il comprit l'hésitation de son ami : Une main crispée sur la poignée, les genoux au sol, la tête appuyée contre la porte, gisait un squelette en haillons poussiereux. Les squelettes d'S.V.T ne portent pas de chevalières ni de vêtements... il devait s'agire d'un vrai.
Jùan haussa les épaules et le dégagea à coups de pieds. Surement le jeux du "prof enfermé dans le placard" qui avait mal tourné, songea t-il alors qu'ils débouchaient dans le couloir du dernier étage en boitillant.

# Posté le mardi 26 août 2008 15:10

Modifié le mardi 17 novembre 2009 11:00